Fiches pédagogiques / LES ARMES DE JET ET DE PROJECTILE au Moyen Age

Le Moyen Age est l'époque où s'impose le chevalier. Le chevalier est un guerrier accompli qui affectionne le combat, la chasse et les jeux virils, mais qui, surtout, privilégie le combat au corps à corps et prouve ainsi sa bravoure. Néanmoins, il aime aussi montrer son adresse en usant avec dextérité d'armes comme l'arc ou le javelot.

Une arme de jet est une arme portative qui est lancée toute entière vers la cible. Celle-ci est adaptée par sa forme au lancé et possède, souvent, une partie offensive destinée à blesser (ex : Le javelot).

Une arme de projectile est une arme, également portative, qui sert à projeter, comme son nom l'indique, un projectile destiné à atteindre la cible visée. Ce n'est pas l'arme en elle-même qui va atteindre la cible, mais l'objet qui est projeté. Ce projectile est propulsé par un principe mécanique plus ou moins complexe (ex : l'arc, ou l'arbalète.

La principale arme de jet utilisée par le combattant de l’An Mil est le javelot. C'est une arme constituée d'une hampe en bois léger et munie d'une pointe acérée.

Une des plus commune arme de projectile reste incontestablement l'arc, dont l'origine remonte à la Préhistoire. L'arc peut-être fait avec n'importe quel bois souple, les meilleurs utilisés à l'époque étant le frêne et l'if. Le projectile est un trait de bois muni d'une pointe de fer. A l'opposé de la pointe sont placées des plumes formant l'empennage et permettant de stabiliser sa trajectoire. Ce projectile porte le nom bien connu de flèche. En l'an mille, l'arc reste principalement une arme de chasse et les chevaliers n'apprécient pas son utilisation pour la guerre car il n'est pas considéré comme une arme honorable. Ils préfèreront laisser son utilisation à des combattants d'origine populaire. Même s’il est fréquemment utilisé dans les batailles au XI ème siècle.

L'arbalète est une arme attestée depuis la fin de l’époque romaine. En l'an mille l'arbalète consiste en un arc léger en bois monté sur un fût de bois : l'arbrier. Comme l'arc, l'arbalète projette des traits que l'on nomme carreaux plutôt que flèches. Cette appellation vient de la forme carrée de la section de la pointe du projectile. Bien que moins puissante que son homologue de la fin du Moyen Age, l'arbalète du XI ème siècle est plus puissante qu'un arc de la même époque et capable de projeter violemment le trait qui peut percer une cuirasse. Très tôt le clergé va reconnaître en l'arbalète une arme diabolique. Le pape Urbain II, dans les années 1097 - 1099, a condamné l'usage de l'arc et de l'arbalète contre des chrétiens.

La fronde est une arme populaire de fabrication simple et artisanale. Les paysans l'utilisent volontiers pour chasser le petit gibier (perdrix, lièvre...). La fronde est utilisée comme arme de guerre depuis la plus haute Antiquité. Les Romains employaient dans leurs armées des corps de frondeurs. La fronde a été fréquemment utilisée dans les premiers siècles du Moyen-Âge avant d'être supplantée par l'arc et l'arbalète.

Dès le X ème siècle apparaît la fronde à manche qui permet d'augmenter la puissance de projection et le poids du projectile. De fabrication simple, cette fronde est similaire à la fronde classique. Une des deux courroies de la fronde est fixée à un long manche de bois qui, utilisé à deux mains, permet de projeter une pierre à très longue distance.

Fiches pédagogiques / CEREALES, SAVEURS ET EPICES au Moyen Age

LES CEREALES sont la base de l'alimentation médiévale. La ration de céréale se situe entre 400 g et 1 kilo de pain (ou son équivalent) par jour, ceci jusqu'à l'époque moderne.

L'ORGE : c'est une céréale très ancienne, utilisée pour la fabrication de la cervoise. Lorsque la cervoise est aromatisée au houblon, on parle de bière. C'est une boisson très saine et nourrissante, un peu comme une bouillie de céréales. On peut y ajouter d'autres céréales ou même des légumineuses comme les fèves. L'orge n'est pas panifiable mais on peut en faire des galettes. On en fait également des bouillies, surtout en période de disette. En temps normal, il est principalement cultivé pour servir de nourriture aux animaux.

L'AVOINE : comme l'orge, cette céréale est cultivée en grande quantité pour nourrir le bétail. Elle est consommée par les hommes en temps de disette sous forme de bouillie ou de galettes. Sa farine, comme celle de l'orge, peut être ajoutée à de la farine de froment pour confectionner des pains grossiers.

L'EPEAUTRE : c'est un blé rustique très apprécié sous Charlemagne. Depuis le X ème siècle, sa consommation baisse et il sera presque oublié à la fin du Moyen Age.

LE SEIGLE : c'est avec cette farine brune que l'on fabrique le pain noir, plus lourd et moins digeste que celui de froment. Mélangé à parts égales avec de la farine de froment, il donne le pain de "méteil" (qui veut dire moitié). Il est surtout consommé par le peuple.

LE FROMENT : c'est lui qui donne la farine blanche servant à confectionner la majeure partie des pains et des pâtisseries. Suivant la farine que l’on fait on produit des pains qui portent des noms différents au Moyen Âge :
- le "pain à tout" semblable à notre pain complet, avec le son de blé.
- le "pain de ville", le plus consommé, il ressemble à notre actuel pain de campagne.
- le "pain de bouche", confectionné avec de la fleur de farine, très blanc et noble.

LES SAVEURS :

LE SALE : tous les plats sont salés. Le sel est soit du sel de mines, soit du sel de mer récolté dans des marais salants. Le sel est de consommation courante et sert surtout à la conservation des viandes. Toutes les classes sociales peuvent s'en procurer car le sel n'est pas encore sous le coût de l'impôt appelé "gabelle" qui n'apparaîtra que sous Saint Louis.

LE SUCRE : le sucre est essentiellement obtenu par le miel des abeilles. Très vite, posséder des ruches deviendra un privilège seigneurial. Il faudra attendre les croisades pour que le sucre de canne se popularise en Occident.

LE PIQUANT : Obtenu par le poivre, ou par la graine de moutarde. Sa graine est très piquante. Ecrasée dans du moût de raisin, elle sert à confectionner le "moût ardent", sauce qui est à l'origine de notre moutarde.

L'ACIDE : Obtenu essentiellement par le vinaigre de vin. On consomme énormément de vinaigre car le vin de l'époque, produit dans toute la France, se conserve peu de temps. Les vins qui ne seront pas consommés dans l'année seront utilisés sous forme de vinaigre qui entrera dans la préparation de nombreuses sauces.

L'AMER : Un goût qui aujourd'hui est souvent boudé et qui était pourtant très présent au travers de nombreuses salades du type chicorée.

LES EPICES : Depuis l'empire romain, elles sont ramenées d'Orient à grand frais.

LE POIVRE NOIR : Très commune, cette graine est l'épice la plus utilisée. Il sert aussi à colorer les plats en noir. On ignore que les poivres de couleurs différentes sont une même graine à différents degrés de maturité. Il sert parfois de monnaie entre les riches marchands.

LE CUMIN : Très consommé, il ouvre l'appétit, parfume plats et fromages.

Poivre et cumin sont les épices les plus consommées au Xème et XIème s.

LE GINGEMBRE : Cette racine très piquante fût importée par les romains. Sa consommation décrue au Moyen Âge, mais elle reste réputée en médecine.

LA CANNELLE : Epice importante, très appréciée et très chère. Elle sera indispensable dans la cuisine bourgeoise de la fin du Moyen Âge. Cette écorce est aussi un ingrédient pharmaceutique.

LA GIROFLE : Importée de Chine, elle est très utilisée en médecine à partir du VIII ème siècle (considérée alors comme une panacée). C'est le pistil d'une fleur.

LE GALANGA : Epice de la même famille que le gingembre, elle est nouvellement introduite au X ème siècle.
LES SAVEURS :
-LE SALE : tous les plats sont salés. Le sel est soit du sel de mines, soit du sel de mer récolté dans des marais salants. Le sel est de consommation courante et sert surtout à la conservation des viandes. Toutes les classes sociales peuvent s'en procurer car le sel n'est pas encore sous le coût de l'impôt appelé "gabelle" qui n'apparaîtra que sous Saint Louis (roi de France de 1226 à 1270).
La gabelle sera généralisée et permanente sous Philippe le Bel (roi de France de 1285 à 1314). Enfin, en 1340, la gabelle deviendra sous Philippe VI le hardi (roi de France de 1328 à 1350) un monopole royal avec la création de greniers d'état et d'administrateurs appelés gabeliers. La gabelle ne sera supprimée qu'en 1790.
- LE SUCRE : le sucre est essentiellement obtenu par le miel des abeilles. Très vite, posséder des ruches deviendra un privilège seigneurial. (La canne à sucre est originaire de l'Inde. La production du sucre de canne s'étendit, à partir du IVème s. à toute l'Inde, puis elle atteint le Moyen-Orient au VIème s. (Perse). Dès le VIIème s., les Chinois cultivent à leur tour la canne à sucre et produisent le sucre. Vers le VIIIème s., c'est au tour des Arabes de découvrir la canne à sucre. Très vite ils la cultivent dans tout le califat et ils en modernisent le raffinement, particulièrement en Egypte, pays rompu à la chimie depuis l'antiquité. D'Egypte, la route du sucre gagna l'Espagne et la Sicile par les conquêtes des Maures. Connu anecdotiquement en Europe depuis le IVème s. (Pline, Sénèque) il sera considéré d'abord comme un remède. La première importation en occident date du début du VIIème s. (Byzance). Ce sont les croisades qui vont surtout populariser ce produit en Occident.)
- LE PIQUANT : Obtenu par le poivre que l'on verra ensuite au travers des épices, ou par la graine de moutarde. Sa graine est très piquante. Ecrasée dans du vinaigre (ou du moût de raisin), elle sert à confectionner le "moû ardent", sauce qui est à l'origine de notre moutarde.
- L'ACIDE : Obtenu essentiellement par le vinaigre de vin. On consomme énormément de vinaigre car le vin de l'époque, produit dans toute la France, se conserve peu de temps. Les vins qui ne seront pas consommés dans l'année seront utilisés sous forme de vinaigre qui entrera dans la préparation de nombreuses sauces.
- L'AMER : Un goût qui aujourd'hui est souvent boudé et qui était pourtant très présent au travers de nombreuses salades du type chicorée et que nous aborderons ensuite avec les condiments.

LES EPICES : Depuis l'empire romain, elles sont ramenées d'Orient à grand frais.

- LE POIVRE NOIR : (orig. Inde) très commun, cette graine est l'épice la plus utilisée. Il sert aussi à colorer les plats en noir. On ignore que les poivres de couleurs différentes sont une même graine à différents degrés de maturité. Il sert parfois de monnaie entre les riches marchands. Cependant le goût du poivre pouvait être obtenu par un succédanée : la graine de maceron.
- LE CUMIN : (orig. Europe, Asie, Afrique) très consommé, il ouvre l'appétit, parfume plats et fromages.

Poivre et cumin sont les épices les plus consommées au Xème et XIème s.

- LE GINGEMBRE : (orig. Asie) cette racine très piquante fût importée par les romains. Sa consommation décrue au MA, mais elle reste réputée en médecine.
- LA CANNELLE : (orig. Inde) épice importante, très appréciée et très chère. Elle sera indispensable dans la cuisine bourgeoise de la fin du Moyen Age. Cette écorce est aussi un ingrédient pharmaceutique.
- LA GIROFLE : (orig. Iles Moluques) importée de Chine, elle est très utilisée en médecine à partir du VIIIème siècle (considérée alors comme une panacée). C'est le pistil d'une fleur.
-BLE GALANGA : épice de la même famille que le gingembre, nouvellement introduite au Xème siècle.

Fiches pédagogiques / LE COSTUME DU XI ème SIECLE

Grâce à l'iconographie, aux descriptions écrites et à l'archéologie, nous avons une vision assez complète du costume de l'époque.
La société du XI ème siècle subit plusieurs influences vestimentaires:
L'influence orientale et byzantine se ressent dans la richesse de l'ornementation et par l'utilisation de drapés de soie somptueux et très colorés.
Depuis Charlemagne, la mode franque s'est imposée sur une bonne partie du royaume : L’homme porte une tunique de laine descendant aux genoux. Ses jambes sont couvertes de chausses et pour sortir il se couvre d’un grand manteau de forme rectangulaire ou en demi cercle. La femme porte une robe longue et un voile sur les cheveux qui la couvre parfois jusqu'aux pieds.
De plus, la noblesse, issue de l'aristocratie carolingienne, se distingue par le goût du vêtement drapé, héritage des empereurs romains.

LE COSTUME DE L’HOMME :

La chemise :
Le premier vêtement qu'il enfile est une chemise de toile blanche (souvent en lin) qu'il porte à même la peau.

Les braies :
Il enfile ensuite une sorte de caleçon large et long : les braies.

Les chausses :
Ensuite il enfile des chausses de laine qui couvre la jambe jusqu’en haut des cuisses.

La tunique :
Par-dessus la chemise il porte une tunique de laine à manches longues parfois décorée de galons tissés ou brodés aux poignets, au col et sur le bord inférieur de la jupe.

Les accessoires :
Il porte serré autour de la taille, une ceinture de cuir.

Les chaussures :
Souvent de cuir souple, elles peuvent également être de tissu.

Le manteau :
Pour sortir, il se drape dans un manteau, grande pièce de tissu en demi-cercle ou rectangulaire qu'il attache sur son épaule droite par une broche ou fibule.

LE COSTUME DE LA FEMME

La chemise :
Comme l'homme, le premier vêtement que met la femme est une chemise de lin portée à même la peau.

La robe :
Par-dessus sa chemise elle porte une longue robe de laine à manches longues qui, comme la tunique de l'homme est parfois décorée de galons tissés ou brodés aux poignets, au col et sur le bas de la jupe. La robe peut être serrée ou non à la taille par une ceinture.

Les chaussures :
Souvent de cuir souple, elles peuvent également être de tissu.

Les chausses :
Parfois, la femme porte sur les jambes de courts bas de lin ou de laine qu'elle maintient sous le genou par une jarretière.

La coiffe :
Pour la femme mariée, sortir la tête nue est une insulte à Dieu. L’usage veut qu’elle couvre alors ses cheveux par une guimpe, sorte de cagoule de fine toile, ou par un simple voile maintenu par des épingles piquées dans sa chevelure ou par un bandeau serré autour de la tête.

Le manteau :
Pour sortir, elle se drape dans un grand voile qu'elle pose sur sa tête ou sur ses épaules. Celui-ci peut être maintenu par une broche.

Fiches pédagogiques / LA CUISINE au Moyen Age

On ne connaît bien que la cuisine de la fin du Moyen Age. A cette époque, les recettes sont écrites mais reste vagues sans mesures précises ni temps de cuisson. De l'an mille ne nous est parvenu qu'une recette : celles de la cuisson de fèves par les moines de Cluny, plat que l'on retrouve pendant tout le Moyen Age dans l’alimentation populaire.
Chez les nobles comme chez les humbles, c'est la cuisine au pot qui domine. C’est un repas complet contenant bouillon, légumes et viande dans le même pot. Le tout est coupé en morceaux pour pouvoir être mangé avec les doigts, sans fourchette (d'où la "poule au pot", le"pot au feu"...).
Dans l'aristocratie, on embroche souvent la viande après l'avoir fait bouillir : c'est le rôt. La viande est ensuite arrosée avec le jus de cuisson récupéré dans une lèchefrite, souvent accommodé d'épices.

Les plats sont toujours assaisonnés, mais l'accompagnement indispensable de tout plat c'est le pain. Il est consommé sous des formes différentes :
En plat complet : Le pain est la plus grosse ration du repas médiéval, le reste des plats n'en est que le "companage", même dans les cours princières. Il est toujours de forme ronde et est cuit dans de grands fours d'argile. Sec, il est souvent mangé en "soupe", tranche de pain rassi détrempée dans du bouillon ou un peu de vin. En effet, le pain est rarement mangé frais puisque l'on n'en cuit pas tous les jours. Il peut être blanc ou noir suivant la richesse de chacun. Il est consommé tous les jours de l'année, surtout en période de jeûne religieux (Carême, jours saints..).
En assiette : Le tranchoir est une tranche de pain très compact qui sert d'assiette qui absorbe les sauces et est ensuite donné aux pauvres.
En préparation à base de pain : Le taillis : Des bouillies à base de pain sec recuit dans du bouillon ou du lait puis servie moulée comme un flan. Des bouillies de céréales séchées puis consommées en tranche. Du pain sec mouillé et frit à la poêle : le pain perdu. Ces plats peuvent être consommés seuls ou bien accompagnés de sauce ou de légumes et viande.
En accompagnement d' un plat sous forme de pain à saucer, ou bien de bouillie de farines ou de céréales (servies comme un flan ou une purée). Cela est réservé aux classes aisées.
En sauce : le pain rassis ou grillé sert à épaissir les sauces.

Le pain domine donc la cuisine médiévale pour son importance nutritive et gustative; il est de tous les repas. Il peut être cuit de différentes façons : au four, en galette à la poêle, dans la cendre, ou bien au chaudron sous forme de boulettes de pâte à pain cuites dans l'eau puis séchées : "les échaudées". Les moines de l'abbaye de Cluny disent que c'est la meilleure façon de cuire le pain !

 

 

 

 


Accueil
Virges Armes
Domus Castri
Nos Prestations
 
Nous Contacter
Rencontre
Actualités
Newsletter
Le Grenier
Les Stages
Nos Liens
La Galerie Photo
Nous Situer